L’Outsider – Stephen King

Que l’on aime ou non Stephen King, on ne peut pas nier qu’il gère quand même pas mal. A 72 ans, sa bibliographie ne compte pas moins de … 200 livres. Plus de 80 de ses textes ont été adaptés à l’écran. Boum, juste ça.

Un rythme effréné, un talent certain, une imagination sans fin… 

Je ne suis pourtant pas une fan inconditionnelle, j’ai même abandonné certains de ses romans mais c’est ça que j’admire aussi chez lui : il ne se limite pas à un seul genre, difficile de l’enfermer dans une case. Du très plausible et ô combien effrayant Marche ou crève qui reste mon number one, à l’horreur, en passant par le surnaturel et le thriller… Stephen King est sur tous les fronts. 

J’ai terminé hier L’Outsider, un petit pavé de presque 600 pages paru fin janvier aux Éditions Albin Michel. 

Le corps d’un enfant est retrouvé dans un parc. Tout semble accuser Terry Maitland, entraîneur de l’équipe de baseball et professeur d’anglais respecté. Plusieurs témoins l’ont vu emmener le petit, son ADN a été retrouvé sur le corps… Une affaire qui semble être résolue d’avance.

La police, dirigée par l’inspecteur Ralph Anderson, décide de procéder à l’arrestation rapidement, de manière un peu brutale, lors d’un match de l’équipe qu’il entraîne. Histoire de donner une bonne leçon à ce pervers, et de refroidir ceux qui pourraient avoir le même genre d’idées en tête.

Un acte plutôt humiliant si le suspect devait s’avérer être innocent… Et c’est évidemment ce qui se profile. Terry Maitland dispose d’un alibi en béton : il était à une centaine de kilomètres de là où il assistait à une conférence d’Harlan Coben avec des collègues. Il a même été filmé !

Ce roman qui commençait comme un thriller va alors glisser, peu à peu, vers le surnaturel. 

Malgré un personnage que j’ai trouvé untoutpetitpeu énervant et un dénouement auquel j’ai du mal à croire (une suite serait-elle envisagée?), L’Outsider reste une lecture terriblement prenante et bien ficelée avec des petits plus par-ci par-là comme les références du King à sa propre oeuvre (et je ne suis pas une spécialiste donc j’en ai sûrement repéré 2 sur 30 ce qui m’amuse déjà mais sûrement bien moins que lui) et puis, toujours cet humour propre au King.

Stephen King a vraiment l’art de construire des images plaisantes à visualiser :

Toujours aussi glaciale que le souffle d’un ventilateur qui passe sur un bol de glaçons. Impressionnant.

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