L’île longue – Victoire de Changy

L’île longue… Une escapade dans les yeux mélancoliques et rieurs des Iraniens.

Seule, une jeune femme prend l’avion pour Téhéran. Du dédale des rues aux marchés fourmillants, elle plonge dans la vie iranienne et se lie à Tala, qui vient de perdre sa mère dont elle ignore le passé. Quel secret cette femme gardait-elle enfoui? Leur quête les mène, avec la petite Bijan, jusqu’aux rivages de Qeshm, «l’île longue» au sable noir et d’argent. C’est là, entre mer et désert, que se révèle à elles le prix de la liberté.

Editions Autrement

Je sais que j’habite ici à l’odeur que je ne perçois plus en entrant dans l’appartement. Ni en enfilant les vêtements. Ici ne sent plus l’autre, le mouvement de l’autre, ne sent plus la poussière agglomérée. Ne sent plus le riz safrané et la croûte de pain crépitant dans le fond de la casserole en fonte. Ici en fait ne sent plus rien. Je ne sais plus depuis quand ici n’a plus rien senti. Peut-être depuis le début, aussi.

Une escapade dans les yeux mélancoliques et rieurs des Iraniens.

De doux tableaux qui font vibrer, qui emportent ici et là au coeur de ce pays intrigant.

La poésie de Victoire de Changy supplante la trame narrative qui devient accessoire.

Un lyrisme qui donne envie d’en savoir plus sur la vie quotidienne en Iran et qui ouvrira la voie à d’autres lectures, parmi lesquelles :

  • Lire Lolita à Téhéran d’Azar Nafisi
  • Le voile de Téhéran de Parinoush Seniee
  • Désorientale de Négar Djaradi
  • Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui

Laisser un commentaire