La Terre des morts – Jean-Christophe Grangé

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

Editions Albin Michel

Après avoir brièvement fait la connaissance du commandant Corso, on plante rapidement le contexte : une strip-teaseuse a été assassinée et étrangement mise en scène. Et nous voilà sur la route d’une longue, trop longue, enquête.

Après une entrée en matière difficile durant laquelle j’ai failli abandonné ma lecture, je me suis finalement retrouvée totalement happée, impossible de ne pas enchaîner les pages, je voulais tout dévorer, tout savoir et vite.

Pourtant, ce n’était pas gagné. Dès le départ, j’ai eu beaucoup de mal avec le personnage de Corso, un peu trop imbu de lui-même & hautain à mon goût. Chemin faisant, j’ai revu mon jugement, l’exposition de son passé a réussi à me faire changer d’avis et il ne m’apparaissait plus si imbuvable que ça. Enfin du moins, pas tout le temps. Et, soyons honnête, des « héros » vis-à-vis de qui on n’éprouve aucune empathie, on en a côtoyé d’autres et ça n’a jamais rien empêché.

Je l’accompagne (presque volontiers) dans les boîtes de nuit, dans le milieu du bondage, du porno, à la recherche des petites particularités secrètes de chacun. Une toile de fond qui avait tout pour m’arracher quelques haut-le-cœur (il y en a tout de même eu quelques-uns) et me faire passer un moment bien noir. De bons ingrédients pour fabriquer un thriller digne de ce nom, mais malheureusement, la sauce retombe rapidement. Ce fameux Corso se révèle rapidement être un piètre enquêteur que j’ai devancé à de (trop) nombreuses reprises. Si j’y ajoute les deux trois éléments qui m’ont semblé peu crédibles et ceux trop caricaturaux, j’obtiens un roman globalement indigeste.

Un polar sous forme de montagnes russes pour lequel j’aurai aimé un dénouement au sommet, les pieds dans le vide, le cœur serré.

Un bilan mitigé pour cette lecture dont la longueur aurait pu être fameusement réduite pour gagner en qualité mais un auteur dont j’ai apprécié la plume que je ne manquerai pas de retrouver à une autre occasion.

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