Fairyland – Alysia Abbott

Alysia & Steve Abbott © Robert Giard

Parce qu’il ne s’était pas senti libre d’être véritablement lui-même durant son enfance et son adolescence à Lincoln, dans notre Fairyland, notre féerie, il m’a élevée au moyen de frontières mouvantes. Quand il était petit, les enfants n’avaient le droit de parler que si on leur en donnait l’autorisation et les punitions physiques étaient leur lot quotidien ; chez nous, mon père m’invitait à donner mon opinion sur tout, de ses petits copains à mes punitions. Après une enfance où il avait eu droit à la fessée pour avoir couru tout nu sur la pelouse et où les marques d’affection étaient rares, papa m’a élevée dans une maison au sein de laquelle un homme nu pouvait parader dans le couloir, où j’habitais sur ses genoux et l’appelais mon petit copain. Il n’y avait jamais cette notion selon laquelle “cela ne regarde pas les enfants”. Mon père m’emmenait partout, me présentait à tout le monde et travaillait dur pour me mettre sur un pied d’égalité. Et comme j’étais une enfant précoce et que papa était un adulte enfantin, à certains égards, nous étions effectivement sur un pied d’égalité.

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